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Marquée du signe de la prospérité, Andrézieux-Bouthéon était promise à un développement très important qui en fit une ville moderne de 10.000 habitants, tout en conservant à l’ancienne cité qui en est son apanage..
Assise au bord de la Loire, Andrézieux-Bouthéon, a toujours été et restera toujours, en raison de sa proximité de Saint-Etienne (13 km), la villégiature recherchée de la population stéphanoise. Née de l’union de deux bourgades dont les origines remontent fort loin dans le passé, le nom latin d’Andrézieux s’écrivait sous des formes variées dès le 10ème siècle. On relève en 1337 la mention d’Andreisacus, appellation gallo-romaine, dont la terminaison évoque la « villa d’André », le mot villa signifiant alors domaine.

En ce qui concerne Bouthéon, c’est en 1115 que l’on retrouve son origine avec la mention de la maison forte "apud botheonem" signée à Bouthéon. Le château date du 12ème siècle. Il appartenait en 1224 aux comtes du Forez.

Tantôt résidence somptueuse au temps des La Fayette, des Bourbon, des Gadagne, tantôt à demi abandonné, il trouva un sauveteur en 1879 avec Charles Coignet, puis Paul Grousset en 1961.
Devenu en 1995 la propriété de la commune d’Andrézieux-Bouthéon, il connaît aujourd’hui des travaux de restauration.

Au XVIIe siècle, il y avait sur la commune de Bouthéon un ermitage où les Camaldules résidèrent de 1614 à 1637.

Une ancienne chapelle, qui datait du XII e siècle, fut remplacée en 1859 par l’église actuelle de BOUTHEON qui fut terminée en 1861. C’est en 1881 que cette église fut complétée d’un clocher et de deux chapelles latérales.

Mais déjà, en 1825, le Conseil général de la Loire avait décidé la construction de la route royale de Roanne au Rhône, passant par Feurs, Bouthéon, Saint-Etienne, Annonay et Tournon, ainsi que la route de Montbrison (qui était alors Préfecture de la Loire) avec embranchement avec la route royale à la Gouyonnière. Andrézieux Bouthéon devint, de ce fait, le point de transit des directions Saint-Etienne - Roanne et Saint-Etienne - Montbrison. Depuis 1750 environ, les charbons de Saint-Etienne et Roche-la -Molière (les charbonnages de la Loire constituaient alors la principale richesse du département) transportés par des chars à bœufs empruntaient la route de Saint-Etienne, Saint-Genest-Lerpt et Saint-Just pour être embarqués au profit d’Andrézieux. Des magasins de stockage de charbons furent donc construits à Andrézieux et la houille était dirigée sur Roanne et au-delà par bateaux sur la Loire les rambertes).

L’économie locale qui a connu un essor impressionnant ces dernières décennies s’est développée dès le début du 19ème siècle avec la création des deux routes desservant l’axe Saint-Etienne-Andrézieux. La cité supplanta alors St Just St Rambert comme port d’embarquement pour le charbon produit par la capitale forézienne. La houille était transportée sur des embarcations faites de planches brutes. Chargées de 25 tonnes de charbon, elles étaient démolies et le bois vendu sur place à l’arrivée.

La création de la première voie ferrée française en 1827 révolutionna le transport. Du « Pont de l’Ane » à Saint-Etienne jusqu’à Andrézieux, les wagons appelés « chariots », étaient tirés par des chevaux. Au retour, ils transportaient du gravier, du sable et de la chaux. Les voyageurs furent transportés pour la première fois le 1er mars 1832, mais la première locomotive ne fit son apparition qu’en 1844.

Pour l’essentiel, Andrézieux-Bouthéon représente bien la dynamique et l’aspect architectural dominant de la péri-urbanisation des « trente glorieuses » : une expansion rapide, pas toujours bien maîtrisée, parant dans quelques cas au plus pressé, privilégiant le pavillonnaire, même si à la Chapelle on a bon exemple de cette période.
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