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Envol n° 139 mars 2011

Edito

‘I have a dream’
Martin Luther King (J’ai fait un rêve)

L’incidence de la loi de réforme des collectivités territoriales, du 16 décembre 2010, sur la composition de la Commission Départementale de Coopération Intercommunale ne permet pas à la Commune d’Andrézieux-Bouthéon d’être représentée en tant que telle au sein de cette instance.
Si je ne conteste pas le choix du législateur qui fait la part belle aux E.P.C.I., dans l’objectif d’une couverture totale du territoire, je crains, en revanche, les conséquences d’une réforme qui bâillonnent les communes.

La rationalisation de la carte intercommunale revêt une importance capitale pour notre pays et il est essentiel de veiller à ce que le lobbying politique et les ambitions personnelles de certains élus ne vident la loi de sa substance, pour aboutir in fine à une « réformette » de plus.

La cohérence du schéma territorial aurait encore à en souffrir, comme en 1995, lors de la création de la Communauté de Communes du Pays de Saint-Galmier, dont le périmètre a été calqué sur celui du canton, à l’exemple de tant d’autres E.P.C.I. S’appuyer sur le maillage des cantons, dont l’institution remonte à plus de deux siècles, relève de l’aberration au regard de l’évolution des territoires.

Il va donc falloir de l’audace pour dépoussiérer un découpage obsolète et enclencher cette fameuse dynamique du territoire basée sur des réalités contemporaines. L’avenir de notre pays en dépend réellement.
Dès 1998, date de ma première élection en qualité de Maire, déjà convaincu des avantages de la coopération entre les collectivités, j’ai tenté pendant trois ans, mais en vain, d’obtenir un rapprochement entre les Communautés de Communes de Loire Forez et du Pays de Saint-Galmier.
à cette époque, le coche a été raté, en raison de l’adhésion du Montbrisonnais au projet de regroupement proposé par Loire Forez et du refus concomitant de la Communauté de Communes du Pays de Saint-Galmier d’adhérer à ce regroupement, ce qui l’aurait définitivement éloignée de la Ville centre de Saint-Étienne, avec peut-être aujourd’hui, entre autres conséquences, un SCOT en pleine opposition avec celui du Sud Loire.

La Communauté d’Agglomération Loire Forez qui a été ainsi créée n’est pas, à mon sens, le meilleur exemple de logique territoriale, tant les deux communes locomotives de cette communauté (Montbrison et Saint-Just-Saint-Rambert) diffèrent par la composition de leur territoire et leur positionnement géographique.

Le trait d’union entre les Communautés d’Agglomération de Saint-Étienne Métropole, de Loire Forez et la Communauté de Communes du Pays de Saint-Galmier, dans laquelle les Elus d’Andrézieux-Bouthéon se sont toujours sentis à l’étroit, est bien la Ville d’Andrézieux-Bouthéon.

C’est la raison pour laquelle je relance l’idée d’une structure intercommunale, axée sur un territoire plus cohérent autour de Saint-Just-Saint-Rambert et d’Andrézieux-Bouthéon.

Ce n’est pas être en opposition avec les structures existantes que d’affirmer une réalité : nos populations respectives vivent davantage avec Saint-Étienne qu’avec le Montbrisonnais et le Pays de Saint-Galmier ;
de plus, il existe indéniablement entre la Communauté d’Agglomération Loire Forez, tournée sur le Montbrisonnais et celle de Saint-Étienne Métropole, axée sur la ville centre, la place pour une nouvelle intercommunalité représentant entre 50 000 et 70 000 habitants.

Puisque je ne pourrai m’exprimer au sein de la nouvelle Commission Départementale de Coopération Intercommunale, j’ai sollicité un rendez vous auprès du Préfet pour débattre de ce projet, comme le Président du Sénat, Monsieur Gérard LARCHER, lors de sa visite à Feurs le 17 février 2011, l’a conseillé aux Elus désireux de faire entendre leur voix et leurs idées.

Les raisons qui ont forgé ma conviction quant à l’intérêt d’un tel regroupement sont que les habitants de nos territoires travaillent ensemble et que les échanges entre nos deux villes sont patents dans des domaines aussi divers que ceux de la culture, de l’éducation, du sport…

Andrézieux-Bouthéon et Saint-Just-Saint-Rambert ont toujours été des partenaires privilégiés et si les choix politiques de nos prédécesseurs ont conduit à réduire nos relations, il est aujourd’hui de notre responsabilité de saisir l’opportunité de la réforme des collectivités pour dynamiser notre territoire. »

Ma démarche est emblématique d’un engagement personnel constant pour qu’intercommunalité rime enfin avec efficacité et que nous puissions léguer à nos enfants un territoire harmonieux et en phase avec les ambitions dont il est porteur.

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