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Envol n°149 février 2012

Edito

Chaque jour, médias, hommes politiques, famille ou amis évoquent la crise. Or, une « crise », par définition, est caractérisée par son aspect temporaire. Pourtant « la crise » que nous traversons semble durer... C’est peut-être parce qu’il ne s’agit pas d’une crise mais d’une véritable mutation sociétale. Et au lieu de construire ce changement, de le structurer dans sa globalité, nous observons les conséquences de tergiversations nationales qui pèsent aujourd’hui sur la population.
Comment a-t-on pu créer 100 milliards de dette annuelle et dans le même temps, laisser les populations s’appauvrir et le chômage s’accroître dangereusement ? Le fondement de notre système n’est il pas à remettre en cause ?

On observe aujourd’hui l’existence de deux univers que tout semble opposer : les entreprises d’un côté, avec certes leurs problématiques économiques mais aussi une réelle capacité à créer de la richesse, et de l’autre, des habitants dont le quotidien est financé par les caisses (vides) de l’Etat.
Au lieu de valoriser le travail tant dans les mentalités qu’au niveau financier, notre société préfère compenser par des aides. Est-il logique qu’un salarié qui assure un travail quotidien et souvent physique, soit rémunéré par un SMIC qui lui permet à peine de vivre convenablement ? Il n’est pas acceptable que le travail dont on louait il n’y a pas si longtemps les vertus, perde aussi une partie de sa valeur monétaire. Et au-delà de la dévalorisation du travail, nous ne pouvons plus assurer ce mode de fonctionnement tant notre pays est endetté.
Des années durant, la population a été leurrée sur notre situation sur fond d’allocations en tous genres. Mais l’illusion n’opère plus puisque la pauvreté atteint des sommets alarmants.
Et ce n’est que le début, car pour rembourser, pour remettre notre pays à flots, c’est une nouvelle fois le contribuable qui devra assumer. Nos dirigeants n’ont pas fait face à leurs responsabilités en maintenant ce fonctionnement voué à l’échec et en cachant à l’opinion publique l’état des finances nationales et en utilisant un vocabulaire lissé loin des réalités de la situation.
Les solutions proposées ne répondent en rien au problème de fond. La suppression d’un fonctionnaire sur deux alors que l’Etat ne cesse de décentraliser ses services au niveau local et qu’il impose de nouvelles normes aux collectivités semble peu cohérent. Comment les appliquer, comment assurer plus de service public ? On ne résout aucun problème si l’on ne l’appréhende pas dans sa globalité.

D’ailleurs, les initiatives se multiplient sur le terrain ; le dossier de ce mois-ci est consacré aux entreprises, institutions et associations locales qui oeuvrent pour l’emploi et s’adaptent aux réalités locales. Elles s’investissent pour accompagner leurs publics à se retrouver dans le monde du travail. Elles s’organisent, interagissent et structurent leurs interventions pour aider au quotidien les hommes et les femmes de nos villes.
La solution vient peut-être d’en bas…

Jean-Claude Schalk,
Maire

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