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Envol n°161 mars 2013

 

Edito

Si je fais le choix, dans l’édito de ce mois, de privilégier deux dossiers, c’est pour mettre un terme à une désinformation malsaine et à des propos qui relèvent plus du café du commerce que du débat démocratique.

Il s’agit tout d’abord des transports en commun que Saint-Étienne Métropole a mis en place sur la Commune dans le cadre de sa compétence.

En concertation avec les services et Elus de SEM, nous avons étudié différentes options pour desservir Andrézieux-Bouthéon avec des objectifs prioritaires : une ligne rapide proche des centres bourg d’Andrézieux et de Bouthéon avec une desserte toutes les demi-heures et une seconde ligne traversant tous les quartiers avec un cadencement identique pour relier les usagers à Saint-Étienne Nord.

Un mois à peine après l’ouverture des lignes, des voix s’élèvent déjà pour critiquer le taux de remplissage des bus. Or, l’impatience n’est pas de mise en la matière. L’expérience sur d’autres territoires prouve, en effet, qu’il faut de dix huit à vingt quatre mois avant que le service n’atteigne son régime de croisière.

Dès le départ, nous avons voulu une prestation maximum afin que la population s’approprie ce nouveau service. Il faut laisser du temps au temps avant de tirer des conclusions hâtives et hasardeuses. Après quelques mois de fonctionnement et une analyse de la fréquentation, les horaires le cadencement, voire les tracés, pourront être modifiés pour coller aussi précisément que possible aux besoins des usagers.

Affirmer par ailleurs que la S.T.A.S. et le T.I.L. sont sur un créneau identique est aussi inexact. D’une part, le T.I.L. n’assure pas la desserte inter quartiers et les usagers du TIL ne peuvent emprunter la totalité du réseau S.T.A.S. avec le même titre de transport, ce que peuvent désormais faire les usagers au départ d’Andrézieux-Bouthéon.

Ce qui, en revanche, est particulièrement intolérable, c’est que les chauffeurs T.I.L. refuseraient de prendre en charge sur la Commune des personnes désireuses de se rendre à Châteaucreux par exemple, prétextant avoir des consignes pour ce faire. Si de telles consignes sont avérées, soit elles émanent du Conseil Général, ce qui serait inadmissible, la querelle des collectivités n’ayant pas de sens pour un service financé avec l’argent du contribuable, soit il s’agit de consignes des sociétés de transport et là encore, l’usager ne doit pas faire les frais d’une guerre des transporteurs. Est il normal qu’une personne âgée de 82 ans se voit refuser l’arrêt à Andrézieux-Bouthéon où elle réside et qu’on la dépose ensuite à l’arrêt suivant, près du cimetière de Saint-Just, ce qui la contraint à rejoindre son domicile à pied.

La coordination de tous les moyens de transports en commun sur le territoire s’avère inéluctable dans les prochaines années. Un cadencement plus rapide (genre R.E.R.) entre Saint-Étienne et la gare multimodale projetée près de l’aéroport permettra ensuite, par capillarité, de desservir avec des bus tout Loire Sud, ce qui devrait définitivement régler le problème des chevauchements de lignes et... de compétences.

Le second point qui mérite d’être expliqué porte sur la révision du Plan Local d’Urbanisme et ses incidences sur le classement des terrains, en particulier ceux de la Z.A.C. de la Gouyonnière. D’abord, il faut rappeler qu’à l’époque où la création d’un Retail Park était envisagée sur ces terrains, nous avons contesté, devant le Tribunal Administratif de Lyon, le Schéma de Cohérence Territoriale (S.C.O.T.) et le Document d’Aménagement Commercial (D.A.C.). qui interdisaient l’implantation de commerces sur cette zone.

Le recours de la Commune tout comme celui de la Société Desjoyaux ont été rejetés par le Tribunal Administratif de Lyon. C’est finalement le recours déposé par la Société IMMOCHAN France qui a abouti à l’annulation du S.C.O.T. pour un problème de corridor écologique.

Aujourd’hui, même si je garde la conviction qu’il serait pertinent d’implanter une zone de commerce de l’habitat et de l’équipement de la personne sur le territoire Loire Sud, les mêmes causes produisant les mêmes effets, les terrains de la zone de la Gouyonnière ne seront toujours pas inscrits sur le prochain D.A.C. et toute implantation sur ce périmètre sera refusée par les Services de l’Etat qui n’autorisent pas l’étalement commercial.

C’est ce constat implacable qui fonde cette décision, n’en déplaise à ceux qui pensent qu’un poste de Vice-président à Saint-Étienne Métropole pourrait inspirer certains de mes choix. Il est tout simplement des combats perdus d’avance qu’il est inutile de conduire.

Quant à ceux qui m’ont fait confiance et qui continuent à soutenir mon action, ils savent que ni l’intérêt personnel, ni l’intérêt politique ne me guident et que le seul intérêt qui vaille est celui de notre Commune. Son rayonnement et la place qu’elle occupe aujourd’hui au sein de l’agglomération valent mieux qu’un long discours.

Jean-Claude Schalk, Maire

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