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L’Envol n°197, juin 2016

 

Éditorial

Ma France

Qu’elle est loin Ma France si bien chantée par Jean Ferrat, qui faisait l’apologie de son amour pour ses paysages et ses grands Hommes, de Robespierre à Hugo, sans oublier ses ouvriers, qui ont fait la richesse du monde du travail et ont obtenu toutes les avancées sociales que nous connaissons.
Aujourd’hui, nous sommes devenus, plus de 50 ans plus tard, un petit pays au sein d’une mondialisation galopante. Il est temps de s’en rendre compte, et si nous ne voulons pas décliner inexorablement, il devient vital de prendre conscience de la tâche qui nous attend, en imposant les réformes nécessaires et indispensables.
Mais qui aura la faculté de conduire ce changement de société, dans un pays qui est systématiquement pris en otage par les professionnels du désordre et de l’obstruction à toutes les réformes, qui représentent si peu de monde, mais bloquent le pays tout entier  ?
La fameuse «  loi travail  », si décriée dernièrement, est destinée à favoriser les embauches en simplifiant les règles de flexibilité en matière d’emplois. Qu’en reste t-il aujourd’hui  ? Tout le monde parle de l’article 2 mais personne n’en a lu les 62 pages  ! Le comble, c’est que les contestataires les plus actifs contre cette loi, fonctionnaires ou assimilés, ne sont pas concernés  !
Autre signe des temps, un récent épisode sur notre commune : vendredi 20 mai, une trentaine de voitures et caravanes de gens du voyage ont envahi le terrain de football des communaux, sans autorisation. J’ai donc sollicité le sous-préfet, qui a pris un arrêté d’expulsion conformément à l’arrêté municipal d’interdiction en vigueur, et je l’en remercie. Mais, les gens du voyage ont déposé un recours au tribunal administratif. Et quelle ne fut pas notre surprise  ! Alors qu’ils étaient installés en toute illégalité, qu’ils s’étaient branchés en électricité et en eau de façon sauvage, le tribunal administratif leur a tout de même donné raison, considérant qu’il n’y avait pas de trouble à la sécurité et que, par conséquent, ils pouvaient rester sur place. L’État a même été condamné à leur verser 600 euros de dédommagement  ! Par contre, rien pour les entreprises qui ont chômé pendant l’occupation, alors qu’elles devaient travailler sur la rénovation du stade…

Y-a-t-il une catégorie de français autorisée à vivre en marge des règles de notre Société  ? C’est scandaleux  !

Enfin, dernier évènement date, voilà que le millionnaire Benzema, bien secondé par les mêmes millionnaires Debbouze et Cantona et bien d’autres, agitent le spectre du racisme des Français. Il me semble qu’après les évènements et les tensions de ces derniers temps, notre Société a bien plus besoin de tolérance et de respect des uns et des autres que de discours moralisateurs et de vieilles rengaines. Messieurs, alors que vous devez tout à la France, ressaisissez-vous ou taisez-vous  !

J’ai mal à ma France.

Jean-Claude SCHALK
Maire

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