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L’Envol n°198, été 2016

Éditorial

Il y a six mois, lors du discours des vœux et à propos de l’A45, j’indiquais que nous serions condamnés à payer. C’est donc la décision que nous avons prise le 30 juin lors du Conseil communautaire de Saint-Étienne Métropole (SEM), en votant la participation au financement de l’A45 pour un montant de 131 M €. Lorsque je dis «  condamnés  », je n’utilise pas ce verbe sans arrière-pensée. Nous n’avions pas d’autre choix, car la déclaration d’utilité publique de 2008 concernant cette autoroute, arrivait bientôt à terme. Si nous laissions passer cette opportunité, le dossier était définitivement clos, et c’en était fini de l’A45, les galères sur l’A47 allaient perdurer encore pendant des décennies.

Nous savons tous que, sans même parler d’accident, le moindre incident (une crevaison par exemple), ou encore un évènement météorologique, mettent en difficulté des milliers d’automobilistes, et par là même, perturbent toutes les communes de la vallée du Gier. Si le tracé, et surtout l’arrivée sur Brignais, que j’ai toujours contestée, n’apportent pas la réponse idoine, on peut tout de même espérer que la dilution des flux de circulation règle une grande partie des problèmes constatés aujourd’hui. On sait depuis que l’État s’est engagé à améliorer l’arrivée sur Pierre-Bénite dès lors que l’A45 sera lancée. On peut penser que l’élargissement de l’A47 était une alternative à l’A45, seulement il y a 20 ans que les travaux auraient dû être entrepris. Aujourd’hui, avec les flux constatés, ce sont près de dix ans de travaux perdus et autant de gêne pour les usagers, pour un coût sensiblement égal pour les collectivités.

Ces constats étant faits, restait la question du financement de l’ouvrage et surtout la part des collectivités. Chacun se souvient qu’au départ, la part pour SEM et le Département de la Loire s’élevait à 211 M €, et nous étions un certain nombre, moi le premier, à nous opposer à financer une telle somme dans la conjoncture actuelle. On peut aujourd’hui remercier Laurent Wauquiez, Président de Auvergne-Rhône-Alpes, d’avoir respecté sa promesse de campagne électorale, de faire financer un tiers de la part des collectivités, soit 131 M€, mais aussi Gaël Perdriau d’avoir, avec ténacité et pugnacité, convaincu et obtenu un échéancier financier acceptable pour SEM. Ce dossier, vieux de 40 ans, va enfin trouver son épilogue et gageons que sa réalisation soit exemplaire du point de vue environnemental  ; nous devons bien cela aux territoires impactés par son tracé.

Jean-Claude SCHALK
Maire

 

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