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L’Envol n°190, novembre 2015

Édito

Le Schéma départemental de coopération intercommunale proposé par Monsieur le Préfet appelle de ma part quelques réflexions et interprétations. Je déplore que ce projet de schéma ne soit pas assez abouti et que les services de l’État laissent passer là une occasion de réorganiser notre territoire sur le long terme.
Au nord du département, le premier schéma de coopération intercommunal avait créé une vraie problématique dans le Roannais. On constate que l’adjonction de trois nouvelles intercommunalités ne pose aucun problème et, que de fait, ce territoire a aujourd’hui une réelle cohérence.
Au centre du département, et au cœur du Forez, il serait souhaitable de créer un véritable «  centre Forez  » autour de Montbrison, Feurs et Boën. Ces trois villes ont toutes les aptitudes à trouver des complémentarités et des convergences pour assurer auprès de leur population, les compétences d’une agglomération. Il est donc inimaginable de couper le Forez en deux, au risque d’en faire deux structures en opposition alors même que Montbrison et Feurs, en particulier, œuvrent en commun sur bon nombre de dossiers comme l’hôpital notamment.
Au sud du département, concernant Saint-Étienne Métropole (SEM), le choix de passer en communauté urbaine et demain en métropole, n’impose pas de grandir à tout prix pour atteindre les 400 000 habitants avec des territoires ruraux qui ne participent pas du même bassin de vie. En revanche, la «  deuxième couronne  », Saint-Marcelin, Saint-Just-Saint-Rambert, Andrézieux-Bouthéon, Veauche, Saint-Galmier et même Aveizieux, ont, depuis des décennies des convergences, et sont des communes qui vivent essentiellement avec Saint-Étienne. Comment comprendre aujourd’hui, qu’une grande partie de leur population profite des compétences de SEM et de ses équipements sans participer à l’effort de solidarité de la ville centre  ?
Je rappelle qu’après mon élection de 1998, avec Corinne Richard (Présidente de Forez sud) et Jean Bouchardon (Maire de Saint-Galmier), nous avions pratiquement réussi la fusion de Forez sud et de la CCPSG (Communauté de communes du Pays de Saint-Galmier). Des choix politiques ont permis, depuis, avec l’intégration de Montbrison, alors membre d’aucune intercommunalité, la naissance de Loire Forez.
L’efficacité de l’action publique locale nécessite à l’avenir des communes fortes au sein d’intercommunalités elles-mêmes fortes. À ce titre, il est nécessaire que ces communes rejoignent le cœur de leur bassin de vie  : l’agglomération stéphanoise.
Quant à notre commune, elle a trouvé tout naturellement sa place au sein des 45 communes, très différentes les unes des autres, de SEM, sans avoir perdu de son attractivité et de son dynamisme, et n’a connu ni d’augmentation des impôts, pas plus qu’un quelconque paiement de la dette de la ville de Saint-Étienne.

Jean-Claude SCHALK
Maire

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