Pour produire l’énergie consommée à la station d’épuration, quatre trackers solaires sont en cours d’installation sur ce site de dépollution.
Annoncée fin 2025, l’implantation de trackers solaires dans la station d’épuration est en cours. Au total, quatre panneaux de 120 m² seront mis en service dans les prochaines semaines. Ce système, en faveur de la transition énergétique, permettra de produire près de 14 % de la consommation de la station d’épuration, soit environ 165 000 kW par an. Cette autoconsommation locale, basée sur une énergie renouvelable, répond aux exigences de la directive européenne relative aux eaux résiduaires, qui prévoit la neutralité carbone des stations d’ici 2045. Le coût de ce nouveau dispositif, financé par le Syndicat mixte des Trois Ponts, s’élève à 350 000 € d’investissement.


Une usine modernisée
Chaque année, environ 3,5 millions de mètres cubes d’eaux usées traversent la station d’épuration des Trois Ponts pour être dépollués. Gérée par le Syndicat mixte des Trois Ponts et exploitée par un délégataire privé, la station d’épuration, construite en 1988, collecte les eaux usées des communes d’Andrézieux-Bouthéon, Bonson et Saint-Just-Saint-Rambert. Pour moderniser cet équipement indispensable au quotidien, l’usine a fait l’objet d’une réhabilitation de certains ouvrages en béton touchés par la corrosion.


La fin des mauvaises odeurs
Depuis près d’un an, la station d’épuration ne produit plus de compost. Une avancée majeure qui permet une baisse de la consommation d’énergie de la station d’environ 25 %, mais aussi la fin des nuisances olfactives en bords de Loire. Un système automatisé permet la déshydratation des boues avant leur transfert vers un site agréé en charge du compostage, situé à 20 km de la commune.