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Rassemblement citoyen du 19 octobre.

La commune d’Andrézieux-Bouthéon a répondu à l’appel de l’Association des maires de France et appelé ses concitoyens à un rassemblement pacifique ce lundi 19 octobre sur le parvis de la mairie. A cette occasion, le maire d’Andrézieux-Bouthéon, François Driol, a prononcé quelques mots que vous pouvez retrouver ci-dessous.

Au nom de l’équipe municipale, je vous remercie d’avoir répondu à notre appel.

Ce rassemblement a pour objet majeur de nous aider à partager nos émotions.

Ce que nous avons vécu ces derniers jours à Andrézieux-Bouthéon, aux abords du lycée, à Saint-Etienne et dans de nombreuses villes de France, est choquant et absolument inacceptable.

Je voudrais tout d’abord adresser une pensée compatissante à l’attention de toutes les personnes blessées, mutilées, victimes de lourds chocs psychologiques, parmi les manifestants, bien sûr, mais aussi, évidemment, au sein des forces de l’ordre dont nous avons tant besoin !

Je souhaite également adresser mon soutien et ma considération aux personnels de la communauté éducative, aux commerçants, aux acteurs économiques, à mes collègues maires et à tous ceux qui ont été les cibles, à des degrés divers, de ces faits de violence extrême totalement disproportionnés, injustifiés et injustifiables.

J’ai aussi une pensée pour ceux qui se sont fait confisquer leur mouvement revendicatif.

Je crois qu’il convient de distinguer les choses.

D’une part, notre population, pour une grande partie est en souffrance.

Le pouvoir d’achat, le dérèglement climatique, le contexte géopolitique sont autant de sujet de contraintes et d’angoisse pour nombre d’entre nous, pour nos enfants ou petits-enfants.

Et, il faut bien le reconnaitre, il faut s’en désoler, le sommet de l’Etat (gouvernement, parlement, hauts fonctionnaires…) semble ne pas maîtriser grand-chose. Il est en réaction permanente, jamais dans l’action.

Concernant les étudiants, les travailleurs et les retraités en situation de précarité, peu de solutions concrètes et réalistes nous sont annoncées.

Le président de la République n’avait rien à nous dire hier soir, si ce n’est « nous rembourserons, quoi qu’il en coûte ». Et les candidats à sa succession semblent bien plus préoccupés par leur carrière personnelle que par le devenir de notre pays. L’horizon 2027 est bien sombre.

Pour ce qui concerne les dégradations, les incendies volontaires et les pillages, là encore, il apparait que la réponse n’est pas à la hauteur de la situation. Toutefois, à ce sujet, je suis plus circonspect.

La police ne peut pas tout, notamment lorsqu’elle confrontée à des gangs, très organisés, infiltrés parmi les manifestants ou bien à des jeunes entrainés plus ou moins naïvement dans la spirale de la violence.

Notamment, j’ignore ce qui a traversé l’esprit de cette jeune fille qui a incendié un arbre aux portes de notre lycée.

Je me demande en quoi ce geste délirant peut servir ses revendications ?

Je vous l’avoue, comme beaucoup, je suis atterré.

Il nous faudra du temps pour nous remettre de cette émotion collective.

Néanmoins, je reste fidèle à mes convictions. Nous devons nous rassembler, nous montrer à l’écoute des plus fragiles et rester solidaires en toutes circonstances.

C’était l’objet de l’appel de ce jour.

Je vous remercie encore d’y avoir répondu. Il faut garder espoir.

Vive la démocratie, vive la République, vive la France.

François DRIOL, maire d’Andrézieux-Bouthéon.